Compte rendu de l’audience intersyndicale en Préfecture concernant les AADE des Bouches-du-Rhône : un silence assourdissant !

mercredi 12 juillet 2017
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Ce mercredi 12 juillet, une délégation composée des syndicats CGT Educ’action, du Se-UNSA, du SNUDI-FO et du SNUipp-FSU13 à l’initiative de la pétition en ligne contre la suppression des postes d’Aide Administrative à la Direction d’École (AADE) a été reçue en Préfecture.
Le Secrétaire Général de la Préfecture était accompagné de la Directrice Adjointe de la DIRECCTE et du Secrétaire Général de la Direction Académique des Bouches-du Rhône.
En préalable, nous avons remis la pétition qui a réuni plus de 3000 signatures en moins d’une semaine, preuve s’il en était besoin de l’émotion qu’a causé cette mesure prise dans l’urgence des derniers jours de classe sans égards pour les personnels concernés ni pour les écoles.

Nous avons évoqué la brutalité de ces mesures prises sans annonce préalable alors que les AADE pensaient être reconduits dans leurs fonctions. En effet, c’est à la veille des congés d’été, que ces personnels dont le contrat devait être renouvelé au 1er juillet ont appris qu’il n’en serait rien et qu’ils n’avaient plus aucune assurance d’être en poste à la rentrée sans aucun délai pour se retourner. Au total, en comptant une cinquantaine de situations de surveillants en collège, et une vingtaine de CUI aidant à la gestion des AAD et AVS en circonscription, à la DASEN ou dans les lycées employeurs, ce sont près de 200 CUI qui seront concernés dans un premier temps, et l’avenir des AADE semble lui, fortement remis en question.

En effet, devant nos questions sur l’absence de circulaire DGEFP relative à la programmation et au pilotage des CUI pour le deuxième semestre 2017, le Secrétaire Général de la Préfecture a précisé que le nouveau gouvernement n’avait pas encore réparti les moyens, mais qu’en lien avec le rapport de la Cour des comptes sur les dépenses de l’État, il souhaitait prioriser les renouvellements sur les AVS.
A la continuité et l’intérêt du service Public il a opposé la mutabilité et rappelé le cap donné par le gouvernement.
Pour rappel, lors des "États généraux des comptes de la Nation",le ministre des Comptes publics a annoncé une baisse des contrats aidés d’ici la fin de l’année. M Darmanin avait fait valoir que "le précédent gouvernement en a fait 190 000 (contrats aidés ) dans les cinq premiers mois, soit deux tiers de l’enveloppe prévue. Nous en ferons 110 000 dans les mois qui restent. C’est au ministère du Travail de les répartir ".

Nous avons réaffirmé notre souhait de voir pérenniser ces emplois dont le caractère précaire souligne la contradiction d’une situation créée par des mesures de traitement social du chômage et les besoins de l’école en terme d’aide à la direction d’école qui avait fait l’objet d’un plan d’allègement des charges dont le caractère apparaît chaque jour plus malmené.

Nous avons précisé qu’en tout état de cause il serait inacceptable qu’au plan humain, à l’heure où les services de l’Éducation Nationale vont fermer pour 5 semaines (14 juillet au 20 Août), qu’une seule des personnes concernées se trouve en situation de ne percevoir ni salaire d’AADE, ni indemnité de chômage. Le Secrétaire Général de la Préfecture a répondu que tout était mis en œuvre sous l’autorité de la Direction Académique pour que chacune soit reçue et soit destinataire d’une attestation de fin de contrat lui permettant d’ouvrir des droits auprès de Pôle emploi.

Face à cette aggravation de la précarité dans laquelle ces personnels sont placés par cette mesure inopinée, nous avons demandé le déblocage de moyens pour rétablir une solution viable pour les personnels concernés et pour les écoles.
A l’heure, où les mesures de sécurité dans les établissements sont particulièrement prégnantes, où on demande aux directrices et directeurs une grande disponibilité envers la communauté éducative, où l’allègement des charges administratives reste une intention sans suite, il n’est pas envisageable pour les écoles concernées de préparer la rentrée sans Aide Administrative à la Direction d’École (AADE).

L’ampleur de cette mesure inacceptable qui va toucher l’ensemble des départements prend donc la forme d’un immense plan social, avec son flot de détresse des personnels concernés dont on nie les droits et l’utilité, et la dégradation des conditions de fonctionnement des écoles. Ces emplois sacrifiés concernent souvent des femmes, des personnes de plus de cinquante ans et pour certaines des travailleurs handicapés. Nous ne pouvons nous résoudre à accepter que ces emplois précaires servent de variable d’ajustement budgétaire.
Les salarié-e-s, tout comme l’Education Nationale a besoin de vrais contrats, pérennes.

L’intersyndicale qui a rendu compte de cette audience aux AADE présent-e-s à l’issue de la réunion, a décidé de se retrouver dès la dernière semaine d’Août pour envisager les suites de cette action afin d’exiger le rétablissement des AADE.

Durant l’ été vous pouvez continuer à nous contacter par mail. Pour chaque courrier que vous adressez à la Direction Académique, n’oubliez pas de nous en envoyer une copie via cuiaad@snuipp13.fr.


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