Obligation scolaire à 3 ans : la TPS, bientôt un vague souvenir ?

vendredi 30 mars 2018
par  Claire
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Aux assises de la maternelle qui ont eu lieu les 27 et 28 mars, le président Macron a, par une pirouette démagogique dont il est coutumier, annoncé l’obligation scolaire à partir de 3 ans. Même si nous ne pouvons qu’y souscrire, il est bon de préciser que les familles françaises ne l’ont pas attendu puisque 97,6% des enfants sont déjà inscrits à l’école maternelle !
Déjà des inquiétudes pointent sur cette obligation qui sera faite aussi à l’école privée et qui aura des répercussions sur la gestion par les communes, qui se voient transférer toujours plus d’obligations. Il nous faudra être vigilants tant la tentation de prendre au public pour donner au privé sera grande.

Nous voyons bien là toute la stratégie de ce gouvernement avec ses effets d’annonce pour masquer les reculs dont il est déjà question.
Bien évidemment JM Blanquer s’est bien gardé de parler de créations de postes, de qualité de la formation des enseignants et des ATSEM, de la baisse des effectifs, qui sont parmi les plus hauts de l’OCDE, et de nos salaires, parmi les plus bas…

Les programmes de 2015 que le SNUipp-FSU et la très grande majorité des enseignants avaient plébiscité, redonnaient une dimension singulière et primordiale à l’école maternelle en refaisant de cette école le cycle 1 des apprentissages, recentrant les acquisitions des élèves sur le langage, l’exploration et la découverte. La TPS y trouvait toute sa place.

Macron veut "faire de l’école maternelle le lieu de constitution de la sécurité émotionnelle et de l’épanouissement affectif. Nous voulons ainsi construire une école de la bienveillance où le cognitif et l’affectif se complètent".
Son discours centré sur la priorité au langage laisse croire que cela n’a pas toujours été la première mission des enseignants de maternelle.
Il veut aussi "faire entrer à l’école maternelle les arts, la musique, toutes ces formes justement d’éveil qui accélèrent l’apprentissage". Les programmes de 2015 le disaient déjà….
Effet d’annonce, méconnaissance des textes ?
On est en droit de s’interroger surtout quand aucune mesure concrète n’est annoncée.

La TPS est menacée de fait même si le projet commence déjà à s’étioler faute de volonté réelle d’accueillir ces très jeunes enfants dans des classes qui leur seraient dédiées. C’est déjà comme cela que cela s’était produit en 2007 et 2012 jusqu’à leur disparition.
On voit bien que sur Aix et Marseille les familles doivent se débrouiller seules pour y inscrire leurs enfants, la mairie n’affichant pas clairement la liste de ces classes voire nient leur existence.

Les classes de TPS dans les quartiers en Education Prioritaire, même si elles n’ont pas été assez nombreuses, et nous n’avons cessé d’en défendre les créations, participent de cette volonté de donner plus à ceux qui ont le moins.

Au SNUipp-FSU nous portons cette ambition, ce projet d’une société et d’une école qui choisissent de donner une année de plus aux enfants dont les familles ont le moins, qui sont les plus éloignées de l’école et qui n’ont jamais accès aux crèches et halte garderies.
Nous n’avons cessé de réclamer davantage de moyens et de créations de classes de moins de trois ans, de temps de travail de concertation avec les différents services de la petite enfance (PMI, ASE, CMPP, mairie,…) afin d’améliorer la réflexion et la prise en charge de ces très jeunes enfants au sein de nos écoles. Nous craignons que la TPS sortant de l’obligation scolaire ait un traitement à part au sein de l’école maternelle.
Tous ceux qui ont des classes de TPS dans leur école savent pourtant que ces enfants sont mieux armés pour leur scolarité future.


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