La grève des cheminots porte l’intérêt général !

mercredi 11 avril 2018
par  Claire
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L’exécutif a entrepris une « réforme » de la SNCF avec l’objectif affiché de supprimer le statut des cheminots, d’ouvrir le ferroviaire à la concurrence, et de privatiser l’entreprise. Soit un radical programme, qui n’a jamais été annoncé lors de la campagne électorale, et donc qui n’a jamais été approuvé même par les 24% de citoyens ayant voté Macron au premier tour. Il s’en est immédiatement ensuivi une campagne orchestrée au plus haut niveau dénonçant les « privilèges » des cheminots. La stratégie Macron de la « réforme » vise à casser tous les services publics, en les ouvrant à la concurrence, après les avoir étranglés sur le plan financier. Les moyens utilisés sont exécrables : non seulement les manœuvres diverses pour diviser les salariés entre eux, pour jeter en pâture à l’opinion publique des catégories soi-disant « privilégiées » (cheminots et fonctionnaires, les retraités...), mais aussi attaques en règle contre le syndicalisme ( dénonciation de la « gréviculture », parodie absolue de dialogue social). Aucune démocratie digne de ce nom ne peut ainsi bafouer la démocratie sociale. C’est l’intérêt général qui est en jeu, l’avenir de ce service public et de tous les autres, l’avenir même de notre démocratie.

Communiqué de la FSU
La FSU exprime son soutien aux agent.e.s de la SNCF en grève

Pour la FSU, la contre réforme que compte mener le gouvernement pour l’avenir de la SNCF
ne répond à aucun impératif réglementaire ou financier ni à aucune nécessité de service public. Alors que notre pays a besoin de voir se développer et se moderniser son service public ferroviaire, le gouvernement organise son démantèlement.

Contrairement à ce que propage le gouvernement, les cheminots ne sont pas responsables de la dette de 55 milliards d’euros qui est essentiellement due aux orientations des 30 dernières années au profit du développement exclusif du TGV.

Ce projet de contre réforme ne répond pas non plus aux impératifs d’aménagement du territoire en remettant en cause l’avenir des « petites lignes ». Déjà, depuis plusieurs années, la SNCF a ralenti, parfois stoppé, les investissements nécessaires à l’entretien et aux travaux sur ces lignes.
Le gouvernement présente cette réforme sous couvert de nécessité de modernisation. Les mêmes promesses d’investissements et de développement avaient été faites pour le Fret SNCF ouvert à la concurrence il y a plus de 10 ans. Or, aujourd’hui le constat est que le transport Fret a été fortement réduit, reléguant aux oubliettes l’amélioration du trafic routier et la réduction de l’empreinte écologique.

Au même titre que les fonctionnaires possèdent un statut qui permet l’égalité de traitement et d’accès au service public par tou.te.s les citoyen.ne.s, le statut des cheminots et celui de la SNCF (entreprise publique) permettent de ne pas soumettre la sécurité des voyageurs aux seules injonctions du profit économique.

Pour toutes ces raisons la FSU tient à témoigner de sa solidarité pour les agent.e.s de la SNCF en lutte. Elle considère que l’avenir des transports ferroviaires devrait faire l’objet d’un grand débat public.

Les Lilas le 3 avril 2018


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