Loi Fonction publique : c’est la démocratie qui est attaquée !

mardi 7 mai 2019
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Le projet de loi « transformation de la Fonction publique » n’est ni plus ni moins qu’un projet de destruction du statut d’une brutalité inouïe puisque ce sont les équi-
libres du statut de 1946, réaffirmés par les lois de 1982 à 1984, qui sont piétinés, et avec eux la conception d’un fonctionnaire citoyen au service de l’intérêt général opposée à celle d’un fonctionnaire « aux ordres ». C’est tout le modèle social français et la garantie de neutralité des agents publics qui sont dans le viseur. C’est aussi le renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour garantir plus et mieux de services publics aux usager-es sur tout le territoire.
Tous les éléments du statut attaqués sont pourtant autant de garanties pour les personnels et donc les usagers contre l’arbitraire et les clientélismes.

CFDT, CFTC, CGC, CGT, FAFP, FSU, Solidaires et Unsa : Toutes et tous en grève le 9 mai, donnez-nous vos chiffres de grève ICI

RV Marseille 10h30 Vieux-Port

RV Arles 10h30 Place de la République


Commissions paritaires vidées de leur substance, et ce, dès le 1er janvier 2020

Le projet de loi prévoit de ne plus donner aucun droit de regard sur les actes de gestion des agents (mutations, promotions, etc). C’est l’administration qui affecterait ou nommerait de manière unilatérale, en toute opacité, sans aucune vérification par des élus du personnel du respect des droits de chacun, sans possibilité pour les personnels de contester les décisions autrement que par un recours individuel devant l’administration puis devant les tribunaux administratifs. Le gouvernement entend soumettre les personnels au bon vouloir de l’autorité hiérarchique et les isoler face à elle, c’est une régression historique de leurs droits et donc de ceux de toute la population.

Remise en cause des prérogatives et des moyens de fonctionner des CHSCT (comités hygiène, sécurité, conditions de travail
Cela entraverait le contrôle par les représentants des personnels des obligations des employeurs publics et des chefs de service en matière de santé et sécurité au travail. Le projet restreindrait les possibilités d’interven- tion des représentants des personnels pour l’améliora- tion des conditions de travail.

Recrutement de contractuels ouvert en grand
Le projet prévoit un élargissement des dérogations au principe du recrutement d’un fonctionnaire sur un emploi permanent et la création d’un « contrat de pro- jet » (contrat qui peut s’achever une fois que la mission est terminée). Or, les dérogations sont déjà nombreuses et expliquent que 20% des agent-es ne soient déjà pas titulaires. Aller plus loin, c’est laisser aux employeurs publics la « liberté » de recourir à du personnel précaire ou titulaire, c’est faire du contrat et de la précarité la voie principale et bientôt quasi unique de recrutement. Dé- fendre le recrutement de personnel statutaire, c’est à l’inverse défendre l’égalité d’accès aux emplois publics, d’indépendance des fonctionnaires au service de l’intérêt général qui tout autant qu’ils les protègent sont des garanties d’égalité de traitement pour les usager-es.

Remise en cause des accords sur le temps de travail dans la fonction publique territoriale
Le projet de loi prévoit en effet de mettre fin aux régimes dérogatoires mis en place dans les collectivités territo- riales et leurs établissements publics à partir de 2021 pour le bloc communal et 2022 pour les départements et régions.

Possibilités de détachement vers le privé, introduction d’une rupture conventionnelle, mobilité imposée, etc...
Tout est fait dans ce projet de loi pour « accompagner » le vaste plan de restructuration dans le cadre des 120 000 suppressions d’emplois prévues d’ici 2022, avec les pressions sur les personnels qui les accompagnent.

Non à la destruction de tous les « leviers de redistribution » !
Nous ne voulons pas d’une société où les inégalités ne cesseront de se creuser. L’observatoire des inégalités explique que la France aurait un taux de pauvreté de plus de 22% (soit près d’un Français sur 4 touché...) si nous n’avions pas ces trois leviers de redistribution :

  • L’impôt sur le revenu
  • Les aides sociales
  • Les services publics. Grâce à ces outils la France a un taux de pauvreté de 14%... ce qui est déjà inacceptable pour la 6ème puissance économique mondiale. Une fiscalité plus juste est possible, qui financerait les services publics et toute la protection sociale !

Ce projet de loi est d’une extrême gravité pour les fonctionnaires mais aussi pour l’ensemble de la population, la FSU appelle à se mobiliser pour en exiger le retrait !

Toutes et tous en grève le 9 mai !


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