Marseille : chaque enfant dans son école …VITE !

jeudi 25 juin 2020
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De la Capelette à la Belle de Mai, du Panier aux cités populaires du 13ème arrondissement, la même histoire scolaire se joue. D’abord : pas d’école. Pas assez d’écoles. Par impensée, inconséquence, par choix politique et incurie, la municipalité au pouvoir (25 ans) n’a pas construit les écoles dans le même temps où elle a livré la ville aux promoteurs qui bétonnent et construisent des immeubles sans équipements collectifs pour les familles qui y seront logées. Le résultat est désastreux : classes surchargées, bibliothèques scolaires et salles informatiques sacrifiées, climat scolaire détérioré, absence d’infrastructures sportives, d’aires de jeux, de parcs,... Au quotidien, le prix en est payé par des milliers d’enfants et d’enseignants.

Depuis des années maintenant, cette politique produit un engorgement scolaire qui contraint des familles à subir les inscriptions de leurs enfants dans des écoles éloignées parfois de plusieurs kilomètres de leur domicile. Chaque rentrée, des « classes accueillantes » sont ouvertes. Elles accueillent loin de chez eux des enfants « sans école fixe » du centre-ville. Une rupture inacceptable avec le principe d’égal accès de tous aux services publics. Et une question : comment se fait-il que dans la deuxième ville de France, cet impossible accès à l’école de quartier soit devenu la norme ? Un élément presque bucolique du paysage ? Rappelons : l’école, pour un enfant de 5 ans, 8 ans, 10 ans. Ce sont les premiers souvenirs. Les premiers copains.ines, les enfants de la maison d’à côté de l’appartement d’en dessous. C’est le premier cercle après la famille, une cercle qui ne peut sans conséquence se retrouver par-delà les boulevards et au-delà des embouteillages matinaux loin de l’environnement géographique de proximité. Sans parler de l’infini mépris pour les parents d’élèves.

Cette situation définissait déjà pour nous une forme de paroxysme de l’impéritie municipale. Las ! Loin s’en faut ! Appuyée sur une politique éducative menée tant au plan national que local, la municipalité a en plus décidé d’expatrier des familles et des élèves loin de leur école de rattachement même dans les cas où il reste des salles de classes inoccupées dans ces écoles. La capacité d’accueil, et n’est plus définie par le nombre de salles de classes (y compris vacantes) de l’école mais par le nombre classes ouvertes au moment de la période d’inscription. Ainsi, la municipalité préfère envoyer les parents et leurs enfants par delà les boulevards plutôt que de les accueillir dans leurs écoles de rattachement même quand les locaux permettraient de les y accueillir. Certes la famille est déplacée (qui s’en soucie ?) mais on n’ouvre pas un poste supplémentaire.
Ces opérations se font au détriment du bien-être des enfants, des parents, des enseignants. L’abandon du bien être scolaire à Marseille ne compte pas …. ses victimes ! Pire la Direction Académique cautionne ces pratiques, en laissant la municipalité inscrire les enfants dans des écoles parfois éloignées de plusieurs kilomètres de leur quartier avec l’obligation pour elles d’assumer les transports (parfois plus de 30 minutes de bus et métro).

Pourtant, à Marseille, deuxième ville de France…quelle mystérieuse fatalité empêcherait de construire l’inverse ? A bien y regarder ; rien si ce n’est des choix politiques comme en témoigne l’attachement réitéré de certains à l’Ecole privée. Il faut rompre avec cette politique. Nous réaffirmons pour notre part la nécessité d’un plan d’urgence pour l’Ecole publique indispensable pour offrir à tous les petits marseillais des conditions décentes nécessaires à la réussite de tous.

Pour Marseille, le SNUipp-FSU 13 exige :
- le réexamen des inscriptions qui ont aussi subi des anomalies en lien avec le piratage des serveurs de la Ville
- l’inscription des enfants dans leur école de rattachement en ouvrant les classes si besoin
- un plan d’urgence massif de constructions d’écoles publiques
- la réfection et la rénovation des écoles insalubres


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