Education Prioritaire : Etat des lieux dans le département

mercredi 25 novembre 2015
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La rentrée 2015 a été marquée par la mise en place de la nouvelle carte de l’Education Prioritaire. nationalement,aux 1082 anciens RRS, RAR, ECLAIR… succèdent 732 REP et 357 REP+ soit 1089 réseaux. Cette nouvelle carte n’est donc qu’un redéploiement des moyens existants alors qu’elle aurait nécessité un budget ambitieux et une labellisation déterminée par les besoins réels des écoles accueillant des élèves qui cumulent difficultés sociales et scolaires et ont souvent peu accès aux lieux culturels.

Dans le département, le nombre d’écoles placées en Education Prioritaire a augmenté, passant de 273 ECLAIR ou RRS à 325 REP ou REP+. Pour autant certaines écoles se sont vues exclues du dispositif car elles ne dépendent pas ou plus d’un collège EP. Soutenues par le SNUipp-FSU 13 dans leurs mobilisations, ces écoles ont obtenu soit le maintien en REP en tant qu’ ‘‘écoles isolées’’ soit le statut d’ ‘‘éducation accompagnée’’ (EA) permettant l’accès aux postes Plus de Maîtres Que de Classes (PMQC) et aux classes de Toute Petite Section (TPS).

Répartition des moyens Education Prioritaire dans les Bouches-du-Rhône

REP+ :
Nombre de réseaux : 27 (23 sur Marseille et 4 hors Marseille)
Nombre d’écoles : 188
Nombre de postes PMQC : 63
Nombre de classes de TPS : 18

REP
Nombre de réseaux : 20 (6 sur Marseille et 14 hors Marseille)
Nombre d’écoles : 137
Nombre de postes PMQC : 12,5 (9 postes entiers et 7 demi-postes)
Nombre de classes de TPS : 1

EA
Nombre de réseaux : 0
Nombre d’écoles : 26
Nombre de postes PMQC : 2,5 (5 demi-postes)
Nombre de classes de TPS : 5

Le SNUipp-FSU continue de demander l’élargissement de la carte de l’Education Prioritaire qui doit tenir compte de l’ensemble des besoins des écoles et non être établie uniquement en fonction des collèges. Il demande également que l’ensemble des écoles EP puissent bénéficier des dispositifs PMQC et TPS et que le rôle des RASED y soit renforcé (en ouvrant de nouveaux départs en stage de formation CAPASH).

Cette redéfinition géographique s’accompagne de 2 nouvelles dispositions :
- un nouveau régime indemnitaire : l’indemnité est majorée de 50% en REP et doublée en REP+.
- un allègement de service de 18 demi-journées annuelles pour les enseignants en REP+. Le SNUipp-FSU considère que c’est un premier pas vers sa revendication de déconnecter le temps enseignant du temps élève, mais demande un alignement sur le second degré (qui correspondrait à environ 30 demi-journées) et un élargissement à toutes les écoles de l’Education Prioritaire.

Dans les Bouches du Rhône, ces 18 demi-journées, dont la mise en place varie fortement selon les réseaux, s’organisent autour de 3 axes :

1/3 Formation : assurée par les Conseillers pédagogiques ou les formateurs REP+. Les thèmes abordés dans les différents réseaux, projet de réseau, fonctionnement du PMQC, EMC, programmes maternelle ne sont pas toujours spécifiques de l’Education Prioritaire et ne correspondent pas forcément aux besoins des équipes qui n’ont pas été consultées pour élaborer les thématiques. Le SNUipp-FSU rappelle que ces temps de formation doivent avoir lieu sur le temps réel de décharge des enseignants et non sur des après-midis libérés.

1/3 Concertation : par cycle, intercycle, par groupe scolaire, interdegré, par niveau de classe mais d’écoles différentes… Là aussi, pas de règles départementales mais un choix laissé aux circonscriptions et donc de grosses différences qui pénalisent certains collègues.
Elle s’effectue avec ou sans la présence d’un intervenant (formateur REP+, CPC, PESPE…)
Elle se déroule soit en « classe virtuelle » (les enseignants du cycle sont déchargés et se réunissent dans l’école) soit en « session asynchrone » (la concertation n’a pas lieu au moment de la décharge).
Si ce temps de concertation, réclamé par le SNUipp-FSU, est un plus pour les enseignants, il ne doit pas devenir une surcharge à la fois en terme de travail et en nombre d’heures hors temps scolaire, du fait des difficultés de planning. Le SNUipp-FSU demande à ce que les enseignants puissent disposer librement des contenus de ces concertations et dénoncera toutes formes d’autoritarisme exercées par les inspecteurs.

1/3 rencontres avec les partenaires : parents, intervenants, IME, ITEP, PMI, PRE, SEGPA, partenaires sociaux et associatifs… Elles se déroulent généralement en session asynchrone.

Le SNUipp approuve que du temps soit mis à disposition pour rencontrer, échanger et construire des projets avec les différents partenaires de l’école. Mais, là encore, ce compte-temps doit pouvoir être anticipé et limité afin de ne pas surcharger les enseignants sur leur temps « hors la classe ».

Ces 18 demi-journées vont dans le sens de nos revendications mais le début d’année dans le département a été difficile et a connu de gros problèmes d’organisation : manque d’anticipation (titulaires et brigades pas prévenus ou au dernier moment), manque de personnel, contenus des formations flous, trop de concertations ou formations placées hors temps scolaire… Le SNUipp-FSU 13 s’est adressé au DASEN pour demander une amélioration des conditions de mise en place et de contenu de ces journées, un groupe de travail devrait avoir lieu.

Pour pouvoir libérer ces journées, la DSDEN 13 dispose de 79 postes de Brigades REP+ :
- 69 brigades sur Marseille, réparties en 2 zones : circos 1,2,12,15 et circos 3,14,10,11
- 10 brigades interviennent sur toutes les écoles REP+ hors Marseille (Vitrolles, Arles, Miramas, Port de Bouc).

Ces brigades sont souvent de jeunes collègues qui connaissent une entrée dans le métier difficile : remplacement à la journée voir même à la demi-journée, zone d’intervention très étendue, pas d’anticipation, pas de concertation possible avec les équipes, prime REP+ au rabais, car contrairement aux adjoints, les brigades ne touchent pas l’indemnité REP+ pendant les week-ends et les vacances, le SNUipp-FSU 13 exige la totalité du paiement de cette indemnité !

D’autre part, l’administration a entendu le SNUipp-FSU pour essayer d’organiser une régularité des remplacements par les brigades sur les mêmes écoles. Si l’intention est là, cela ne fonctionne pas encore pleinement. Pourtant, cette régularité est généralement pertinente à la fois pour les brigades REP+, les équipes des écoles et leurs élèves. Elle doit être généralisée avec l’accord des personnels.

Le nouveau dispositif de l’Education Prioritaire a pris en compte une partie des revendications du SNUipp-FSU (temps de décharge, PMQC…) mais sa mise en œuvre reste chaotique et perfectible. Aucune école ayant les critères de l’EP ne doit en être exclue, les dispositifs PQMC, TPS doivent être généralisés à l’ensemble des écoles de l’EP. Le contenu et l’organisation des journées REP+ doivent correspondre aux besoins spécifiques des enseignants de l’EP et non devenir une contrainte.


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