AESH : La précarité entretenue

mercredi 25 novembre 2020
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Depuis la rentrée scolaire, les dotations de temps AESH auprès des élèves ont été encore réduites. Dans de nombreuses écoles il manque des emplois AESH et le temps d'AESH mutualisé est passé à 5 heures, ce qui ne correspond même plus à une quotité d'emploi du temps en école primaire.

La DSDEN considère que le département des Bouches du Rhône étant dans le « top 3 » des dotations AESH, (sic) il n'y a donc pas lieu de recruter de personnels.
C'est sans compter avec l'absence de mouvement qui empêche les AESH de formuler des vœux pour obtenir un autre poste en cas d'impossibilité d'être maintenu sur le poste initial.
Pire la DSDEN fait maintenant un chantage à l'emploi en précisant qu'après deux propositions refusées, le contrat sera interrompu.

Ce cynisme fait peu de cas de la précarité liée aux salaires des AESH, ni au fait qu'un nombre conséquent d'entre eux/elles sont placé-es en ASA car personnels vulnérables ce qui nécessiterait la mise en place de postes d’AESH remplaçant-es et des recrutements pour les pourvoir.

Ces méthodes sont d'autant plus méprisantes que le salaire d'environ 700€ des AESH ne leur permet pas de vivre dignement de leur travail, temps partiel imposé.


Pire, comme il n'y a pas de petites économies, la DSDEN a décidé de boucler son budget en
renvoyant à 2021 la régularisation de 300 contrats qui auraient du être révisés en septembre 2019 avec une augmentation de 50€ par mois. Au regard du budget académique, cela représente des économies de bouts de chandelles, alors que pour chacune des personnes concernées, c'est un manque à gagner de plus d'un mois de salaire cumulé depuis ces longs mois d'attente.
Ainsi ce sont les plus précaires qui font les frais d'une politique de gestion des ressources qui, à force de justification comptable, finit par oublier que ce sont des vies qui sont en jeu.

Les AESH pour une grande part font partie des travailleurs socialement fragilisés car le moindre incident de vie peut les faire basculer dans la plus extrême des précarités comme nombre de travailleurs pauvres. Ce sont pourtant des personnels indispensables au fonctionnement de l'école dont nous revendiquons l'amélioration du statut et du temps de travail.
Ils ne peuvent être payés de mots sur l'école inclusive et autres PIAL qui loin d'asseoir le droit à l'éducation pour les élèves en situation de handicap, faute de places en structures de soins relevant de la santé (CMPP, SESSAD, ITEP ? Hôpitaux ,...) en ULIS, SEGPA, et RASED, laissent de nombreux élèves avec des PPS inaboutis compromettant leurs chances d'inclusion et de réussite.

Nous exigeons la régularisation de ces contrats, la possibilité pour tous les AESH de voir leur temps de travail augmenté et leurs affectations revues dans des conditions compatibles avec la réalité des secteurs géographiques d'origine. Il est grand temps d'envisager un véritable statut permettant aux personnels concernés de vivre de leur travail.

Le SNUipp-FSU 13 est intervenu lors de l'audience avec le DASEN et en CTA, mais les responsables académiques et départementaux n'ont visiblement pas un regard lucide sur les difficultés qu'ils ajoutent aux personnels les plus précaires de l'Education et nous saisissons le Ministère sur cette situation indigne.

Vous trouverez ci-joint (ci-dessous) un modèle de recours gracieux. Nous envisageons aussi un recours auprès du défenseur des droits.








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