Grève des personnels municipaux le 1er octobre : quand la municipalité se soucie plus de l’affichage que du service public

jeudi 7 octobre 2021
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Vendredi 1er octobre, les agents municipaux des écoles marseillaises ont massivement participé à une grève qui, additionnée aux contraintes sanitaires exigeant un minimum de personnels pour l’entretien des locaux, devait conduire à la fermeture de près d’une centaine d’écoles dans la ville ou d’un bon nombre de cantines pour les autres. C’est en tout cas ce qui était envisagé par la municipalité qui a pris la décision de l’afficher sur les portails des écoles concernées dès le mardi précédent, afin fort justement de prévenir tout le monde, personnels de mairie et de l’Education Nationale comme leurs usagers. Or jusqu’à la soirée du jeudi, veille de la grève, cette même municipalité s’est évertuée à déplacer le maximum d’agents non titulaires, à faire appel à des animateurs de la ville, à recruter des contractuels intérimaires pour aboutir à n’afficher plus qu’une quarantaine d’écoles fermées en fin de journée et de pouvoir communiquer, notamment aux parents d’élèves, autour de tous les « efforts » déployés pour permettre la « réouverture » le vendredi.

On pourrait se laisser berner et croire à l’efficacité d’un tel empressement sans prendre en compte sa turpitude tant sur le fond que dans la méthode.
Ici ou là, souvent, l’annonce des éventuels changements de situations a été faite après la journée de classe ; alors que les différents acteurs, en particulier élèves et enseignants n’étaient plus présents, ou trop tard pour pouvoir informer largement.

Ailleurs, c’est la cantine qui s’est retrouvée fermée pour pouvoir ouvrir l’école d’à côté, là encore sans que les familles aient eu le temps d’être prévenues. Et pire encore, tout ça, sans nécessairement en avertir la directrice ou le directeur de l’école.
Il n’est d’ailleurs pas plus acceptable qu’un simple tableur Excel envoyé par la DASEN, y compris en dehors du temps de travail, recouvrant les états de grève quotidiens soit considéré comme unique moyen de communication.

Il existe des délais « raisonnables » pour informer, que ce soient les personnels ou les usagers. Les droits à la « déconnexion » et à la vie privée en dehors des heures de service ne sont pas négociables. A l’instar des agents de la ville, il est méprisant de considérer que les enseignants, en particulier les directrices et directeurs, sont des pions corvéables à merci, à n’importe quelle heure et que l’on décide de déplacer sans autre forme de considération. C’est de la même manière un manque de considération des élèves et de leurs familles.

Ces ouvertures d’écoles précipitées ne rendent pas services aux élèves ni à l’institution scolaire. La communication de la ville de Marseille renvoie une image dégradée et dégradante de l’école : celle-ci serait prioritairement et avant tout un lieu de garderie, les apprentissages devenant très secondaires dans cette précipitation.
Enfin, il est affligeant de se dire qu’élèves, parents, enseignants, personnels municipaux et même les contractuels ont été traités de la sorte dans le but essentiel de briser une grève, car c’est bien de cela dont il s’agissait avant tout, grève qui démontre combien question des conditions de travail et de l’emploi à Marseille reste une question importante.
Le SNUipp-FSU continue de revendiquer, aux côtés des personnels municipaux, les recrutements nécessaires pour abaisser les taux d’encadrement cantine aux normes AFNOR, permettre qu’il y ait une ATSEM par classe en maternelle.


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